dimanche 29 janvier 2012
نكرهكم
lundi 26 décembre 2011
أبو طاقيّة و "الرّبّ"
lundi 31 octobre 2011
#freealaa رسالتنا للسفير

اليوم، صارت الوقفة الإحتجاجية الأولى لمساندة الناشط المصري الموقةف علاء عبد الرحمان سيف ... و في آخر الوقفة ، قدمنا هذه الرّسالة لسفير مصر، اللّذي عبّر عن استهجانه و معارضته لإيقاف علاء، معتبرا ذلك "غباء" ، و انحيازا مادام الخصم العسكري هو الحكم، و أسر لنا السفير عن موقفه المتباعد جدا عن المجلس العسكري، حيث أجاب أنه ممثل المصريين ، لا المجلس العسكري، و أنه ضد محاكمة المدنيين أمام المحاكم العسكرية و لكن "ما باليد حيلة، تلك هي الوظيفة" .... و هذا نص الرسالة اللتي مددناه إياها عن المتظاهرين
تونس في 21 أكتوبر 2011
إلى الأخ سفير الجمهورية المصرية العربية
بادئ ذي بدء ، نحن لا نعتبر أنفسنا غرباء، بل نحن من نفس الأرض و الكوكب و الوطن، و هذا ما دفعنا لكتابة هذه الرّسالة.
يوم أمس ، أحد ألذّ أبناء مصر، صديقنا و رفيق محننا علاء عبد الفتّاح سيف، أوقف، و تمّ تمريره للسّجن عبثا، ليحاكم و ما من ذنب اقترفه سوى حبّه للأرض، و أبناء الأرض.
نحن لا تعتبرك ممثّلا عن المجلس العسكري، بل نعتبرك ممثّلا عن المصريّين ، أهلنا اللّذين نتقاسمهم الهموم و المشاغل، المصائب و السّكائن ، هؤلاء اللّذين قدّموا أبناءهم أضحية للغد المصري يوم 28 يناير و 2 فبراير و 9 أكتوبر. و نحن نعتبر علاء أخانا ، و نستنكف إيقافه و سجنه و إحالته على التّحقيق العسكري (رغم صفته المدنيّة). و نطالبكم بإصال صوتنا لإخواننا بكل أمانة.
أطلقوا سراح علاء سيف و المدنيين المحاكمين أمام محاكم العسكر.
عن المتظاهرين : سليم عمامو ، مالك خضراوي، عزيز عمامي
عاشت الحرية واحدة كاملة مكتملة ... الحرية لعلاء ...

dimanche 30 octobre 2011
#freealaa الحرية لعلاء

مرة أخرى يمضي علاء إلى سجن الإيقاف ... اختلفت التسميات ، ولم يختلف الطغيان ، ومعه ظل النضال أيضاً لم يختلف .
حز في نفسي أن اقرأ خبر إيقاف علاء ، ثم اشتعلت فخرا حين عرفت أنه رفض أن يحقق معه العساكر . تذكرت لقاءنا في أوائل هذا الشهر ، في ملتقى المدونين . في أحد النقاشات ، انبرى يفسر لنا ثقل حكم العسكر واعلمنا أن قرابة 12 ألف مدني تتم محاكمتهم أمام القضاء العسكري . "احنا مش بنواجه فلول وبس ، احنا لسه بنواجه نفس النظام بوجه جديد. كلنا عرضة للإيقاف من قبل العسكر " إمتد بنا الحوار إلى كافكائية هذا الوضع ، ثم تعقيدات المشهد المصري والتونسي ، ومقارنة الوضع النقابي في البلدين وأحوال العمال والمهمشين . ما شدني في ذلك الشخص ، قدرته على الحديث بهزل عن أبلغ المواضيع جدية (مما يجعل الحوار معه متعة لا تضاهى) ... كلما إتجه الحديث إلى المهمشين ، يختفي علاء المدون المناضل ، ليحل مكانه انسان غاضب ، عقد العزم على الإنتماء إلى هؤلاء الناس ، الغلابة ، الزواولية ..
أخذني الفخر بمعرفتي لهذا الرجل ، لأنه مرة أخرى يثبت أن النزاهة لم تختف من العمل الميداني ، أن الإلتصاق بالمبدأ لازال موجودا لدى مناضلي المبادئ . أمام نيابة التحقيق العسكرية ، وقف و ردد ما يدافع عنه كموقف مبدئي : أنا مدني ، ليس لك الحق أن تستجوبني ... هذا عدا عن مهزلة التحقيق أصلا ، حيث يستجوب القاتل الضحية. فمن المحرض على العنف ؟؟ جيش مدجج بالسلاح يطلق كلابه السعرانة على من يطالب بحقه في الحياة ، أم ذاك الذي يقف مع الشهيد وأهل الشهيد ؟؟؟ وكما أخذني الفخر ، أخذني الإمتهان ... طغمة تتاجر بإسم الثورة ، منصبة نفسها الحاكم المطلق ، تختطف من مصر أحد أحسن ابنائها ، لتضعه في السجن ، لا لذنب إلا لأنه أحب بلاده ، لأنه يعلم أن البلاد هي مواطنوها لا حكامها ، لأنه وقف بكل ما أمكنه من جهد ضد اهدار دماء أبناء البلاد ، لأنه يطلب العيش الكريم والحر له ولأبنائه ولزوجته ولباقي أبناء البلاد ... سأظل أذكر له ما حييت هذه الكلمة : "ما معنى أن أكون حرا وغيري مكبل ؟؟؟ احنا يا بنتحرر كلنا يا بننسجن كلنا ، مهما كان نوع السجن "
علاء حر ، وإن بات خلف قضبان الزنزانة ... أشد على يديك رفيقي ، وأنا موقن أنك الآن تبتسم ... أشد على يديك منال ، وعلى يدي مصر الحبيبة ... ثورتنا لازلت في لحظاتها الأولى ، ومعركتنا واحدة ...
سوف نتظاهر ونحتج كل يوم إلى أن تخرج ... على الأقل حتى أجدك في انتظاري حين أتي إلى مصر ، كما وعدتني :)
lundi 19 septembre 2011
Retour sur un tabassage : La Blague :)
8 mois jour pour jour après le fameux 14 janvier, j'ai été illégalement arrêté et tabassé (pléonasme voulu, on ne peut être légalement tabassé) , pendant quelques heures dans un poste de police. Grâce à la vague déferlante de solidarité, j'ai pu être vite libéré, excuses à l'appui. Pendant trois jours, tout Internet (du moins celui visible en Tunisie) en parlait3. C'était le buzz du moment, une affaire de banane. Et depuis on ne cesse de me poser la question, que ce soit en public ou en privé , "Mais quelle a été la blague ??" , parce que le motif premier du défoulement policier sur mon corps civil fût bel et bien une blague.
Au fait, voilà , c'est décidé , je vous raconte tout. La blague qui a causé mon arrestation est : "ON S'EN FOUT PAS MAL". Enfants bananiers de républiques bananières (néo-ex-colons inclus) , la main d'un système qui se débat pour survivre, n'en est pas à sa première singerie.
Je remercie tous ceux qui se sont solidarisés avec moi, et motivés. Mais quitte à s'indigner, il faudrait que ce le soit par rapport à la répression continue , en tant que telle, non pas par simple copinage. Le gouvernement actuel, héritier légitime de l'autoritarisme ancestral, n'a pas cessé de montrer (avec une fierté inégalée) son illégitimité , tant sur le plan du discours que sur le terrain. B.C.E , premier ministre valsant avec l'ange de la mort, n'avait-il pas répété à maintes reprises , au peuple tunisien que "de toutes façons ce n'est pas vous qui m'avez mis ici, et je n'ai de compte à rendre à personne"??? De même , la violence policière (toujours illégale) s'est maintes fois manifestée : le 28 janvier , ce fûrent les braves gars du sit-in de "Kasbah 1" qui y goutèrent, persécutés ruelle par ruelle toute une nuit, qui restera comme une nuit des plus effroyables dans les mémoires. Le week-end fin février, ou les manifestants anti-gouvernement eurent droit au lynchage, balles réelles (Mohamed Hanchi en a été le martyr) , des scènes de tabassage à 30 policiers contre 1 (ce qui montre un peu la valeur arithmétique d'un policier). En avril avec les "vendredis de violence noire" ou des agents cagoulés et des policiers armés de batons frappèrent aveuglément les passants au centre ville de Tunis. Les événements de Siliana, de Menzel Bourguiba et Sidi Bouzid, dont un jeune a trouvé la mort par balles réelles. Plein de jeunes leaders locaux de la révolution ont été arrêtés et tabassés puis relâchés, un par un. Hed Zoghbi, militant de droits de l'homme, est arrêté depuis 4 mois sans accusation, et il en est à sa troisième arrestation aprés la dite révolution. Oussama Gaidi et Imed Aouidi, ont été arrêtés et tabassés le 24 avril par tous les services de police accessibles (dont le service Anti-Terrorisme) pour avoir osé avoir une caméra en pleine rue. Le 15 aout , Refik Rezine -ressortissant algérien- a été tabassé de la pire façon , puis arrêté des heures pour avoir osé prendre des photos en pleine manifestation pour l'indépendance de la justice. Un professeur universitaire meurtri a été laissé pour mort le même jour en pleine rue. Amine Rekik y est passé auparavant. Taher Melliti, simple bachelier ayant eu une mention "trés bien" lors de son bac, dans un quartier populaire, a retrouvé la mort début aout , aprés avoir été tabassé par 4 policiers, à mort. Sans parler des violences extrêmes des manifestations de fin mai, là ou Bassem Bouguerra a failli laisser les bras. Encore moins de cet ami avec lequel j'ia pris des bières le lendemain de mon arrestation, et qui a été tabassé tout de suite aprés que l'on s'est quitté.
Et j'en passe de ces "cas" que je ne peux énumérer, dont une grande partie est mentionnée dans le rapport de la FIDH de 2011. Hélas , devant le traitement médiatique, ce ne sont que des "cas". La police , la violence institutionnalisée, n'est pas indépendante de la volonté politique qui contrôle l'appareil exécutif. Et on l'a bien vu, les policiers ont beau gronder, ils se résignent toujours aux ordres.
Je remercie encore de tout mon coeur ceux qui m'ont supporté. Mais, je ne peux que constater avec amertume que le "deux poids deux mesures" est toujours là. Les médias, de mèche dans le petit jeu de "construction de symboles" , y ont fortement contribué. Ainsi que le jeu d'influence qui en découle. Jeté sous les projos , on a trop parlé de moi. Etant un "connu" relatif, mes amis se sont débrouillés, et le directeur de sûreté nationale est intervenu pour que l'on me relâche, après les pressions de la part de "connaissances" , voulues et moins voulues, et après la campagne instantanée déclenchée sur internet.En une seconde , les policiers se sont métamorphosés aprés ce coup de fil, et le loup a troqué sa peau contre celle d'un agneau. Et bien que ça flatte mon égo, je ne peux m'en réjouir. Car ce n'est en rien l'acheminement logique des choses. Mes autres concitoyens n'ont pas eu droit à ce privilège, et c'est là que je m’effraie pour moi même, de peur que ces médias ne me biaisent. De peur que , même à travers ma personne, une mini-corruption revienne. Mes concitoyens n'ont pas eu droit au privilège auquel j'ai eu droit, et qui a fortement allégé ce qui aurait dû être mon sort. Et ça me révolte. Ce n'est pas de leur faute qu'ils ne s'appellent pas "Azyz Amami" , encore moins de la mienne. Citoyens, ils ont droit au respect, de la part de ceux qui sont censés être les serviteurs des citoyens. Il ne devrait pas y avoir de différenciation, ou de répression, et l'indignation devrait être la même pour tous. J'aurais aimé voir cette même vague de solidarité avec Amine Rekik, Rafik Rezine, Sami Feriani etc.. via les mêmes médias.
Pour finir , je dis que, si nos policiers sont des singes, c'est parce qu'ils sont gouvernés par des macaques. Il suffit de voir Caid Essebsi gouverner, comme s'il était au dessus d'un bananier :)
mercredi 14 septembre 2011
Déclaration de principes : mon SMIG
- العمل على الإعتراف بالحق الكامل الغير قابل للتجزيء لكل مواطن انو يتحصل ع المعلومة والمعرفة ومجانيتها وحرية المعلومات وحرمتها الشخصية (انترنات)
- تفعيل مبدأ الحق في العمل الكريم ، مش عمل العبيد وتشديد تجريم التجاوزات في هذا الميدان ، وفرض إحترام حقوق العامل التونسي على المستثمر الأجنبي ولا التونسي
هاذوما بالنسبة لي شخصياً السميغ ، إلي نشوفو يدافع عليه مباشرة وإلا قابل يدافع ويخدم عليه ، مستعد نمدلو عيني كان لزم بش نعاونو.
أهوكا لا نحكي على مشانق ، لا مولوتوف ، لا تأميم ، ولا قضاء على منظومة الدولة (ولو أني مقتنع معرفياً إلي هاذاك اللازم ، وإلي منظومة الدولة تخلبيزة ما يجي منها كان القمع والإستغلال وتدريع الخواطر ... أما الله غالب وبرى )